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Mises à jour

suite du désordre Article 02/11/2008

 

 Un bras d’honneur accompagne trois mots « ce serait maintenant… » Il lâche    le volant pour exécuter le geste avec force. La voix prend de l’ampleur, surprend, casse le rythme de l’échange. Puis c’est le silence. L’agression est gestuelle et verbale à la fois. C’est sa façon à lui  de railler et d’humilier ceux qui lui ont fait tant de mal, mais aussi de  dire à Lola qu’il l’aime et qu’il saurait l’imposer aujourd’hui. Le croc  en jambe à sa mère, à ses tantes, aux femmes de la famille  arrive un peu tard, mais elle s’amuse de  le voir jouer au rebelle, à l’indépendant. Il est important pour lui, se dit-elle, de  renouveler et affirmer sa défense. Il se voulait convaincant. Elle le croyait et elle aimait aussi entendre ce discours mille fois répété depuis leurs retrouvailles.

  Il avait, en effet,  écrit sa symphonie sur une partition qui lui a été volée. Impossible, pour lui, d’initier une nouvelle mélodie. C’était le désordre dans ses désirs et dans ses rêves. Alors,  Il s’installera,  temporairement, dans le royaume souhaité pour lui, là où le vent lui soufflerait une autre vie et une belle aventure, puisqu’il méritait autre chose que cette petite caraque. On ne voulait pas de « ça » dans la famille !

 La croisade engagée par sa mère était dure. Offensive même. Il savait qu’elle irait jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à l’agression. Elle se sentait blessée, humiliée par le choix de son fils et en devenait hystérique. C’est bien grâce à elle qu’il avait fait de hautes études. Instituteur, n’était-ce pas un beau métier. Il serait connu, reconnu mais si peu apprécié s’il épousait cette voleuse de poule. Elle aurait raison de son amour.

Troublé, perturbé, envahi par les arguments qui fusaient de toutes parts, il   lui fallait aller de l’avant malgré  l’hésitation et la souffrance. Les femmes l’emmerdaient.  Halte au désenchantement,  halte à la lassitude.  Il sera poussé à tout  lâcher et instaurer un contrat tacite  et moral,  adapté à l’ambition maternelle. La décision était grave, il n’en connaissait pas l’issue psychique, mais renier sa famille ou virer la gitane, le choix serait vite imposé, son équilibre matériel et mental tenait à cette décision. Le milieu familial était protecteur malgré tout. Même si les influences n’étaient pas justifiées, il en était convaincu,   il installera donc le silence entre sa lola, son seul  amour,  et lui. Il l’avait demandé en mariage deux jours avant, mais tant pis il ne donnerait plus signe de vie. C’était sa façon de faire la révolution !

 L’attitude imprévisible sera lâche et  peu créative.  Un acte impulsif, méprisant qu’il regrettera toute sa vie durant,  ne cesse-t-il de répéter. Ce ne sera pas, non plus très qualifiant pour son égo, d’autant plus que lorsque Lola tenta de le contacter, il la pria de ne plus l’appeler. Son papa, policier de métier, avait enquêté sur Lola et sa famille. Il savait tout désormais de la gitanerie, la malhonnêteté, la bêtise, l’ignorance, bref le manque d’intelligence qui caractérisait la famille et la fille. Une gitane ne peut être intelligente, cela est connu. Même ses lettres tant attendues pourtant, , tout à coup,   étaient insipides. Celle à qui il avait dit tant de fois qu’il l’aimait, n’était plus  fréquentable grâce  aux in jonctions  de papa ! Merci papa, merci  maman d’avoir mis de l’ordre dans son cerveau. Il est bon d’avoir des parents qui chasse toute culpabilité  en prenant  soin de vous.  Sauvé,  l’enfant rentre au bercail.

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J'kaz !
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Jeudi 08 Octobre 2009Poster un commentaire

je voudrais pour toi, je voudrais pour moi, donc pour toi et moi, une vie drôle et légère, une vie pétillante et rafraîchissante. Je. t'aime....

Tags associés : Reves

J'kaz !
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Jeudi 12 Février 20091 commentaire(s)

heureuses retrouvailles

 

Des myriades et des myriades d’heures  ce sont écoulées depuis ce jour où,  anéantie par des mots surgis dans mon habitacle, déchirant mon noyau intérieur, mon noyau véritable,  il m’a fallu définitivement dépasser les apparences. J’ai  égaré alors  le chemin des promesses, , oublié les spasmes du bonheur et l’odeur de l’amour. Cupidon ne me reconnaît plus, ne me reconnaitra plus, je ne le méritais probablement pas…J’efface, je perds, j’oublie le beau, le joyeux, le merveilleux même. Il me faut occulter, il me faut refouler pour entrer dans un paradis artificiel au noyau impénétrable.

Accablée et  meurtrie, usée de lassitude et de monotonie, le temps accompagne inexorablement ma solitude, mes sourires et ma bonne figure. Nul ne connait, nul ne connaitra mon désarroi, mon désespoir, le rejet dur, inhumain, le rejet douloureux..le rejet mystérieux.

Des myriades et des myriades d’heures et  de minutes nous ont séparés mais une seconde a suffit pour que nous retrouvions l’effacé, le perdu, l’invisible. D’un moment magique a jailli, sans une ride, cet  amour  vrai,  intense, ce même amour jadis éprouvé…Un instant a suffit.. Nous nous sommes reconnus et nous nous sommes livrés à l'unique spirale du bonheur. Entraînés, aveuglés et en ébullition nous nous sommes abreuvés et nous nou abreuverons encore de toutes les douceurs si longtemps désirées.

*l'amoureuse

 

 

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J'kaz !
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Mercredi 11 Février 2009Poster un commentaire


De  quelle étoile sommes-nous tombés pour nous rencontrer dit Nietzche à Lou Andréas Salomé. C'est ce que  j'aurais pu dire, également, à Michèle, étudiante en psycho, puis psychologue, puis amie, rencontrée jadis lorsque j'étais si jeune encore, mais tellement vieille déjà. Comme habitée par un néant de pensée, la vie m'attristait et intégrait en moi un refus de vivre. Tout m'empêchait de croire en des bouleversements positifs  permettant de rendre les armes, de glisser vers un  autre monde, et d'accéder enfin à des jours meilleurs.

Tragique et irréparable cette guerre permanente avec moi-même, mais Michèle assure que tout se répare, que l'optimisme, l'espoir peuvent naître, que tout est possible encore, que rien n'est définitivement étouffé, anéanti.; juste un peu de brume à dissiper, me dit-elle, pour apprendre à savourer la vie. J'ai alors accepté d'être aidée dans l'instant, puis avec l'écoute, la présence, le temps qui passe j'ai cessé de me draper dans mes blessures, de piétiner, d'emprisonner, d'entraver ma pensée et enfin d'abandonner cette infirme et fausse vie.

C'est ainsi que naquit le désir de faire comme elle, mais pour cela il me fallait entreprendre des études et acquérir un certain niveau, car le mien était bas, très bas.

Avec des besoins, des désirs, des projets plein la tête  des ailes se déployaient, battaient pour fendre l'air,  pour avancer avec souplesse et légèreté, vers des aspirations nouvelles. Plus rien ne m'arrêtait : le bac, prendre du temps pour lire, pour me documenter, puis les études d'infirmières, car j'ai voulu d'abord soigner des corps, des souffrances physiques, guérir l'autre en quelque sorte. Mais assez vite je suis sortie du shéma d'exercice imposé et tout empreint de techniques de plus en plus sophistiquées et certainement nécessaires. Or, l'homme, dans sa souffrance m'interpellait autrement. Il devenait essentiel pour moi d'organiser mon travail différemment, je voulais écouter avant de piquer, de perfuser, de panser. Créer un  lien  tout simplement. Avant d'être une pathologie le patient était un être humain.

Habillée de mes illusions, je picorais alors dans différentes formations les éléments nécessaires à une meilleure écoute. Tout pouvait devenir magique, comprendre, parler efficacement et guérir autrement. Sérieux labeur mais insatisfaisant, la "relation" toujours imprévisible ne peut être idéale, faute de savoir pensais-je.

D'où la nécessité de suivre une filière universitaire. Et là, en quatrième année de psycho, j'ai entendu un de mes professeurs, lacanien, dire que la relation humaine n'existait pas, et cela pour des raisons de structure. Il ajoute que la relation est toujours faussée puisqu'il y a le transfert. Ce qui veut dire que dans les relations, nous nous organisons autour d'une erreur sur la personne, nous nous adressons toujours à quelqu'un d'autre, pas à celui à qui nous croyons nous adresser!... Mais ce n'est pas fini, j'apprends aussi que la parole n'a pas de pouvoir thérapeutique, car seul le silence guérit... Les mots ne servent à rien, tant que nous n'avons pas trouvé le mot juste. Il faut savoir, ajoute--t-il, que la vérité n'est pas du côté du soignant, seul le malade sait. La vérité psychique est du côté du malade parce qu'il est confronté à un réel que nous mettons à distance à travers le savoir. La tâche me semble immense, je doute sérieusement. Pourrais-je y accéder?

Si ces  études m'ont transformée, elles m'ont aussi bousculée, destabilisée, il m'a fallu renoncer à bien des croyances, à des rêves mêmes. Je recherchais le savoir, mais le savoir donne l'art du bavardage, il met à distance le réel. Je voulais parler vrai, soulager avec des mots savants mais j'entends que le bavardage n'est là que pour colmater l'angoisse du soignant. La bonne écoute consiste à ne pas comprendre, à ne pas courrir à la recherche de sens.

Donc année difficile, mais positive et intéressante parce qu'elle me conduira vers d'autres évolutions, me permettra de parfaire mes connaissances. Un gisement m'a été offert à travers ces études grâce à une  formidable  rencontre, celle de Michèle. Je souhaite maintenant, bien que d'un âge avancé,  boucler ma boucle en donnant du temps aux autres, écouter, soutenir, partager, tant que cela est possible puisque je n'ai ni la culture d'un départ anticipé, ni le désir d'une mise en jachère.

Tags associés : desir, etudes

J'kaz !
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Samedi 03 Janvier 20091 commentaire(s)

Chaque jour, à l’heure où l’angoisse vespérale s’invite,  j’attends qu’un  même regard   me croise, mais chaque jour il  s’échappe,  se détourne  et ne me voit pas.  Les pas déplacent l’homme  mais l’œil ne cille pas. L’œil  reste  impassible.  Il  ne pétille pas, ne rit pas, n’accroche pas. Ni gai ni triste, muet à souhait, Il n’embrasse  ni ne retient.  Sa vision s’éteint  subitement à mon approche.  Aveuglé par ma présence, Il refuse de me voir. Je  voudrais l’attirer, l’éclairer. Je m’y perds, je ne sais  pas faire, il reste silencieux. Pas un mot, pas un regard  sur mon désespoir, ma misère, ma solitude. Il m’évite.  J’échappe à sa vue, je m’évanoui s à ses yeux  et même je m’évapore. Il a halluciné pense-t-il, peut-être. Libéré, rassuré, il poursuit du même pas. Le regard libéré,  Il s’éloigne.

 Je crie eh ! Etranger, je ne suis pas un leurre, je te vois, je t’attends, je t’espère  chaque soir à l’heure où l’angoisse vespérale me saisit. Et toi,   tu  passes et repasses chaque jour aux mêmes heures, sans changer de chemin, sans changer d’horizon, sans animer ton regard, sans éclairer ma vie.

Dis, quand me tendras-tu  un regard  et seulement un regard ?

Dis quand me  verras-tu ?  Quand me reconnaîtras-tu ?

Dis- moi, s’il te plaît, quand  t’approcheras-tu ?  Quand me souriras-tu ?

Attends-tu que je trépasse pour t’arrêter,  me regarder enfin,  t’offusquer et hurler l’inacceptable ?

Jettes donc un œil sur moi, deux si tu le peux, et  conjuguons nos regards,  nos sourires  aussi, pendant un court instant, une fois, une fois seulement,  sans peur,  sans honte et sans reproche, pour que le silence s’anime et que je vive un peu, que je vive encore

Tags associés : Regard

J'kaz !
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Samedi 03 Janvier 2009Poster un commentaire
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